Dans un monde saturé de messages, où chacun parle mais où peu s’écoutent, la communication semble avoir perdu son essence. Pourtant, c’est un levier fondamental pour faire société, engager la transformation écologique, et recréer du commun.
Dans ce nouvel épisode de TIME TO RESET, j’échange avec Clémence et Valentin, communicants humanistes et cofondateurs de l’agence La Moindre des choses, pour repenser la place de la communication dans une époque sous tension.
Avec eux, on parle de bruit, de récits, de confiance, de vérité, d’engagement, de territoires, d’images trop lisses, de messages creux… et surtout, de comment reconstruire des récits porteurs de sens dans les entreprises et les institutions.
Mes invités : Clémence & Valentin, co-fondateurs de l’Agence La Moindre des choses
Frère et sœur, communicants de terrain et d’idées, ils ont fondé une agence à part : La Moindre des choses. À rebours des postures cosmétiques ou publicitaires, ils défendent une communication ancrée, humble, humaniste et stratégique.
Leur boussole : documenter, comprendre, relier, incarner.
Leur ambition : aider les entreprises et institutions à retrouver une parole juste et sincère, à l’heure des grandes transformations.
Ce que vous allez découvrir dans cet épisode
Le paradoxe de notre époque
« On n’a jamais autant communiqué, mais on n’a jamais été aussi isolés. »
Les réseaux sociaux ont créé des bulles, des monologues parallèles, des algorithmes de sur-sollicitation. Mais où est passée la conversation collective ?
La communication comme culture et non comme outil
« Une communication réussie devient une culture. »
Au lieu d’être réduite à des indicateurs creux (like, reach, impressions), la communication doit façonner une culture commune dans les organisations, en interne comme en externe.
La nécessité d’incarner ses messages
« Ce qu’on dit est inaudible si ce n’est pas porté par des gens. »
Un message n’a de portée que s’il est incarné avec sincérité et cohérence. Les entreprises doivent sortir de la communication désincarnée et retrouver le courage de parler vrai.
Le piège du storytelling plaqué
« Le vrai récit, c’est celui qu’on vit. Pas celui qu’on plaque. »
Face à la défiance généralisée, les récits artificiels n’ont plus de prise. Seule une narration sincère, humble, documentée peut rétablir la confiance.
La communication comme enjeu écologique
« L'information est devenue une dimension de notre environnement. »
Réapprendre à faire silence, à choisir ses messages, à ralentir le flux : c’est aussi une forme d’écologie — de l’attention, de la parole, du lien.
Un épisode pour qui ?
Pour les communicants qui veulent sortir des automatismes.
Pour les dirigeants et décideurs en quête d’un récit plus juste pour leurs organisations.
Pour les citoyens qui aspirent à une parole publique plus humaine et plus sincère.
« La transformation écologique est l’aventure du XXIe siècle. Encore faut-il la raconter. »










