« On ne peut pas réindustrialiser sans se demander : qu’est-ce qui est essentiel, et qu’est-ce qui est accessoire ? »
Notre société vit une contradiction permanente : consommer mieux, mais sans renoncer à nos habitudes ; vouloir des produits fabriqués en France, mais ne pas les payer plus cher ; invoquer la transition, tout en redoutant ce qu’elle implique.
Mon invitée : Anaïs Voy-Gillis
Dans ce nouvel épisode de TIME TO RESET, j’échange avec Anaïs Voy-Gillis, chercheuse, directrice RSE et stratégie dans un groupe industriel, et autrice de “Pour une révolution industrielle”.
Nous parlons de ce que signifie réindustrialiser dans un monde contraint par les limites planétaires.
Ce que vous allez découvrir dans cet épisode
Un pays de paradoxes
« On a beaucoup de récits sur la transition qui ne sont pas engageants. On a l’impression qu’on va devoir renoncer à quelque chose, comme si notre vie allait être moins bien ».
La transition écologique ne peut pas être seulement une rhétorique de la perte. Sans récit positif, les citoyens reculent devant les efforts à fournir.
La bataille des matières premières
« La souveraineté de demain, c’est l’approvisionnement sur les ressources critiques ».
Derrière la réindustrialisation se cache une bataille invisible : celle de l’accès aux matériaux stratégiques. Un enjeu qui conditionne notre autonomie industrielle et politique.
L’industrie comme choix collectif
« L’avenir industriel de la France ne peut pas se penser filière par filière. La question est : au service de quel projet de société voulons-nous mettre l’industrie ? ».
Réindustrialiser n’est pas un simple exercice technique. C’est un débat de société sur ce que nous voulons produire, et pourquoi.
Réparer le lien avec la technique
« Il n’y a rien de plus industriel que le numérique ».
Loin d’être immatériel, le numérique repose sur des infrastructures physiques et énergétiques massives. Retrouver un rapport concret à la technique, à la réparation et à la matière, c’est aussi réapprendre à être souverain.
Ce que nous devons aux générations futures
« Un monde vivable, des institutions démocratiques, et de l’espérance ».
Trois promesses simples et vertigineuses. Trois obligations sans lesquelles aucune politique industrielle ne peut prétendre à la légitimité.
Un épisode pour qui ?
Pour les dirigeant·es qui veulent dépasser la logique défensive de la compétitivité.
Pour les décideur·es publics qui cherchent à articuler industrie, écologie et souveraineté.
Pour les citoyen·nes qui pressentent que la réindustrialisation ne se résume pas à rouvrir des usines, mais à refonder un projet de société









